ITIL.FR - Portail Francophone des Meilleures Pratiques
Vous n'êtes pas identifié.
- Pour participer aux échanges, pensez à vous Enregistrer sur le Forum -
Bonjour,
J'ai parcouru ce forum très intéressant sur le domaine ITIL.
Par contre j'ai relevé quelques imprécisions, comme le mélange des genres: ITIL, gestion de projet ou même gouvernance des SI.
Je pense qu'il serait interessant d'expliquer "la maison des normes" ou "maison des référentiels" et la place (et rôle)de chaque référentiel dans celle ci et donc dans l'entreprise.
Explication très succinte:
- Cobit, positionné en référentiel de gouvernance intervient sur les lignes directrices et le contrôle des objectifs associés, aligner le SI sur la stratégie d'entreprise(La gouvernance de SI).
- ITIL propose sur les niveaux opérationnels et tactiques des processus destinés à produire de manière optimale des services de qualité (La production).
- CMMI quand à lui est positionné sur le développement et l'acquisition logiciel (Le developpement).
- Quant aux fondations, la gestion de projet(référenciel PMBOK ou ICB par ex), elles fournissent les bonnes pratiques pour mener à bien toutes ses mises en oeuvre. Bien sur, ces référentiels en gestion de projet s'appliquent dans tout type de projet.
- Le tout etant étroitement lié et intégré à la gestion de la sécurité, on peut soit se référer à une norme ISO ou à des méthodologies tel que MEHARI ainsi que, bien évidement, aux compétences des RH.
Tous ses référentiels sont complémentaires et non concurrents, même si sur certains points les uns empiètent sur les plats de bande des autres.
Ex: le processus DS9 de COBIT (gérer la configuration) et le processus ITIL: gestion des configurations
Mais ils sont bien distincts les uns des autres, attention donc aux amalgames.
Dernière modification par machintruc (28-04-2009 16:52:42)
Hors ligne
Bonjour,
Pour ma part je suis de moins en moins d'accord avec ce schéma. 
Je trouve que les deux colonnes CMMI & ITIL se confondent pour partie.
En effet, le développement fini en production et la production repasse en développement. Ainsi, lorsque ITIL et CMMI sont menés sans qu'il y ait un rapprochement entre les deux, des incohérences et des doublons voient le jour.
Par exemple, ITIL gère la production. Mais comment gérer des incidents sur un environnement de recette ? Est-ce un incident de "production" car lié à une défaillance hard ou une anomalie car lié à un bug fonctionnel ?
Autre cas, comment suivre un dysfonctionnement en production qui nécessite (incident ITIL) une correction qui sera livrée dans le prochain package ? 
Je constate depuis quelque temps que le développement s’organise de plus en plus autour de CMMI et que la production en fait de même autour d’ITIL. Et chacun reste dans sa tour d’ivoire sûr de ces pratiques reconnues et refuse de s’intéresser à la pratique de l’autre « monde ». 
De mon point de vue il manque entre CMMI & ITIL une synergie qui mette en avant les passerelles entre les deux mondes, car il n’est plus possible de développer ces bonnes pratiques sans une certaines cohérences.
Hors ligne
Pour compléter vos remarques qui sont toutes les deux justes, je dirais que ITIL (v3) pénètre le "monde projet" grâce aux domaines de processus Stratégie, Conception et Transition, dont ce dernier a justement la volonté de réconcilier les "2 mondes" Projets et Opérations. Dans le même temps les référentiels et normes qui traitent de la gestion de projet ne peuvent complètement éluder les opérations.
La fusion des référentiels est à mon avis, sinon le sens de l'histoire, au moins une direction évidente qu'il faut féliciter.
Bonjour,
yvmarchand>
Je trouve votre argumentaire très interressant, malheureusement je n'ai qu'une vision macroscopique sur CMMI et ITIL (je connais mieux COBIT et ICB).
D'où des questions pouvant paraitre naives:
Lorqu'on compare certains processus COBIT/CMMI/ITIL, on voit bien qu'il y a des doublons et qu'on ne peut contingenter totalement ces référentiels les uns des autres.
Mais chacun à bien un périmètre donné avec un objectif précis, non?
Le fait qu'il y ait des aller/retour remet il en cause leurs différences?
Pour ce qui est de votre remarque sur la tour d'ivoire ou même sur la synergie entre CMMI/ITIL, je pense qu'il s'agit avant tout d'un problème de management et non un problème lié aux référentiels.
ITIL_expert>
Je ne suis pas d'accord avec vous sur le fait qu'ITIL pénètre le monde projet.
Si je ne m'abuse, avec les référentiels ITIL et CMMI, on est dans l'amélioration continu (les niveaux de maturité) et dans l'opérationnel (une gestion quotidienne).
Or, et ces définitions se trouvent dans les référentiels PMBOK et ICB, un projet est défini par son caractère unique et défini dans le temps (un début et une fin) entre autres.
Rien que ces deux caractéristiques ("oeuvre" unique et défini dans le temps) imposent de traiter les problématiques "projet" et "opérationnel" différements.
Ce qui n'empèche pas que, dans l'opérationnel, il y ait des projets ponctuels à mener => d'où l'intégration, ou au moins la vérification d'utilisation, des bonnes pratiques en GP dans les référentiels ITIL et CMMI.
Je ne pense pas que le méta-référentiels soit une si bonne chose.
On risque de se retrouver confronté au syndrome du téléphone portable multimédia.
Je m'explique, maintenant les téléphones font: téléphone (heureusement), lecteur MP3, appareil photo, caméra, GPS, console de jeux... Ils font tout, mais ne font rien de bien: mauvais lecteurs, mauvais appareils photos, mauvaises consoles etc etc
Je ne dis pas que ce schéma est l'apanacé, mais je trouve que c'est une bonne base de compréhension voir de réflexion car on ne peut maitriser tout ces référentiels.
Dernière modification par machintruc (29-04-2009 17:18:47)
Hors ligne
machintruc a écrit:
Je ne pense pas que le méta-référentiels soit une si bonne chose.
On risque de se retrouver confronté au syndrome du téléphone portable multimédia.
Je m'explique, maintenant les téléphones font: téléphone (heureusement), lecteur MP3, appareil photo, caméra, GPS, console de jeux... Ils font tout, mais ne font rien de bien: mauvais lecteurs, mauvais appareils photos, mauvaises consoles etc etc
Je ne dis pas que ce schéma est l'apanacé, mais je trouve que c'est une bonne base de compréhension voir de réflexion car on ne peut maitriser tout ces référentiels.
Je mettrais tout de même un bémol à cette dernière remarque.
Travaillant actuellement à la rédaction d'un standard unifié (projet FUSING(.ppt)), je pense qu'il est tout à fait concevable de prétendre consolider les référentiels actuels au sein d'un méta-référentiel unique.
C'est même une très forte attente de bon nombre de clients et notamment les PME-PMI à qui ce standard s'adresse en particulier.
Certes il ne sera pas totalement évident d'éviter les écueils classiques avec ce genre de projets tels que l'appauvrissement de certaines problématiques spécifiques à chaque corpus; cela étant dit, l'initiative n'y devrait rien perdre ni de sa pertinence, ni de son intérêt premier : permettre l'adoption des meilleures pratiques dans des environnements de petites et moyennes entreprises.
A mon sens, les deux approches ont leur raison d'être et l'une ne peut se substituer à l'autre; le projet de méta-référentiel est une vraie avancée initiée par le marché demandeur de ce type de méthodologie unique et simplifiée; (au sens noble du terme).
Hors ligne
Bonjour à tous
machintruc >>> Or, et ces définitions se trouvent dans les référentiels PMBOK et ICB, un projet est défini par son caractère unique et défini dans le temps (un début et une fin) entre autres. Rien que ces deux caractéristiques ("oeuvre" unique et défini dans le temps) imposent de traiter les problématiques "projet" et "opérationnel" différements
Je pense qu'il y a un problème d'approche. Sommes nous à la même échelle ?
La gestion d'UN projet est effectivement unique en soi et défini dans le temps (enfin quelque fois ;-))
La gestion DE projet(s) peut être cadrer et par conséquent être soumise (ou définie, ou approchée) par un référentiel. L'objectif étant par exemple de former aux bonnes pratiques les chefs de projet et de mesurer les effets du référentiel pour la gestion de CHAQUE projet. Amélioration continue du processus de gestion DE projets ... est alors appropriée.
D'autre part, l'image du "téléphone faisant tout moyennement", n'est-il pas une application pragmatique des référentiels (je pense que l' exemple de FIF, application d'un "fusing pour les PME qui n'ont pas les moyens ni l'envie d'embrasser tous les référentiels est à méditer).
Merci à tous pour vos interventions très intéressantes.
Hors ligne
chtitil a écrit:
La gestion d'UN projet est effectivement unique en soi et défini dans le temps (enfin quelque fois ;-))
.
Défini dans le temps ne veux pas dire qu'il n'y aura pas de retard, le tout est de savoir rapidement que le projet dérive et de maitriser cette dérive. D'ailleurs, un retard peut être considéré comme un risque mineur voir négligeable contrairement à une dérive budgétaire... par exemple. (je referme la parenthèse)
chtitil a écrit:
La gestion DE projet(s) peut être cadrer et par conséquent être soumise (ou définie, ou approchée) par un référentiel. L'objectif étant par exemple de former aux bonnes pratiques les chefs de projet et de mesurer les effets du référentiel pour la gestion de CHAQUE projet. Amélioration continue du processus de gestion DE projets ... est alors appropriée.
Je ne suis pas sure de bien comprendre, donc ne m'en veuillez pas si je réponds à coté.
Un projet, ça se pilote et on peut s'appuyer sur des référentiels tels que Pmbok ou ICB par exemple. Mais là on se limite à la gestion de projet, quelque soit le projet.
Ensuite, par exemple pour une entreprise developpant elle même ses outils logiciels, on va vérifier (je reste dans le périmètre gestion de projet) que cette entreprise à une méthodologie dans la gestion de projet, c'est dans CMMI par ex.
C'est dans ce dernier cas que l'on est en amélioration continue, dans une meilleure maitrise de la gestion de projet. Ce sont deux choses bien distinct.
Je crois qu'il en est de même pour ITIL, les spécialistes confirmeront ou non.
D'où, et je reviens à mon schéma, la gestion de projet et la fondation de tous les autres référentiels car pour améliorer ses process (et gagner en niveau de maturité), il faut maitriser la gestion de projet... c'est la base.
Et celle ci ne s'adresse pas simplement aux chefs de projet mais bien à tous ceux qui travaillent en mode projet. Une équipe s'impliquera d'autant mieux dans ce type d'organisation de travail si elle est sensibilisé à ces méthodologies.
Apès on peut s'interroger ou non sur le fait que les référentiels en gestion de projet sont distincts des autres.
Mais ces référentiels peuvent s'appliquer à tout type de projets: IT, production, évenementiel, batiment (secteur à l'origine de ces référentiels d'ailleurs)... donc pourquoi en faire une véru sur un autre référentiel?
chtitil a écrit:
D'autre part, l'image du "téléphone faisant tout moyennement", n'est-il pas une application pragmatique des référentiels (je pense que l' exemple de FIF, application d'un "fusing pour les PME qui n'ont pas les moyens ni l'envie d'embrasser tous les référentiels est à méditer).
Je suis bien d'accord avec vous, c'est toujours mieux que rien.
Sinon concernant les référentiels, on est pas dans l'obligation de les mettre en place dans leur totalité, tout dépend du périmètre sur lequel on veut agir.
A moins de vouloir atteindre des dégrés de maturité ou de certification X ou Y pour des raisons commerciales ou d'image.
Personnelement c'est de cette manière que j'ai abordé COBIT .
Si on s'attaque au pavé d'un coup, il y a de quoi prendre peur, alors que tout compte fait il n'y rien de bien compliqué dans ce référentiel (c'est pas ce que vous dira un consultant qui en vie, ça c'est sure).
Idem pour MEHARI, si on prend les plus de 700 cas d'emploi, il y a de quoi se pendre.
Mais tout ce qui concerne (pour MEHARI) les attaques terroristes, les risques seveso, les modifications de codes sources logiciels... si on est pas concerné, on zappe des pans entier du référentiel et on se retrouve avec un référentiel buvable et abordable qui entre dans le périmètre défini.
Rien de bien compliqué dans tout ça, un référentiel est tout à fait pragmatique puisque tous ceux cités sont nés de l'empirisme et non de la théorie.
Dernière modification par machintruc (30-04-2009 09:37:50)
Hors ligne
machintruc a écrit:
Bonjour,
yvmarchand>
Je trouve votre argumentaire très interressant, malheureusement je n'ai qu'une vision macroscopique sur CMMI et ITIL (je connais mieux COBIT et ICB).
D'où des questions pouvant paraitre naives:
Lorqu'on compare certains processus COBIT/CMMI/ITIL, on voit bien qu'il y a des doublons et qu'on ne peut contingenter totalement ces référentiels les uns des autres.
Mais chacun à bien un périmètre donné avec un objectif précis, non?
Le fait qu'il y ait des aller/retour remet il en cause leurs différences?
Pour ce qui est de votre remarque sur la tour d'ivoire ou même sur la synergie entre CMMI/ITIL, je pense qu'il s'agit avant tout d'un problème de management et non un problème lié aux référentiels.
Au final ce sera bien au management de trancher sur la synergie CMMI/ITIL. 
Mais avant cela, nous sommes confrontés à une "guerre" (j'exagère un peu) entre patrons de Dev et de Prod.
Au début, chacun a pour objectif de s'améliorer. Donc chacun cherche le meilleur moyen pour être plus efficace sur son périmètre, le prouver et ne pas contraindre le voisin.
Donc la démarche de début est toujours très louable et pragmatique. 
Là ou ca coince, c’est lorsque chacun a bien avancé sur sa démarche. En général, comme il n’y a pas eu de vision globale Dev+Prod chacun est devenu efficace sur son périmètre interne et commence a s’intéresser à se connecter avec l’autre entité pour un suivi de bout en bout.
Et là on se rend compte que les deux entités ont une façon différente de gérer le référentielle applicatif, le suivi des dysfonctionnements applicatifs, le passage en production, etc. …
Selon l’avancement de chacun dans le suivi de son référentiel et sa maturité les recoupements sont plus ou moins importants. CMMI et ITIL ont une philosophie identique, le client, et le découpage est relativement similaire. Sauf que le besoin des équipes de Dev n’est pas exactement le même que les équipe de Prod, d’où les différences.
Bien sur, cela est flagrant dans les grandes DSI, ou Dev et Prod sont très importants. Pour une PME/PMI un tel problème ne peu pas voir le jour.
Et au final, le top management doit trancher. C’est dommage car une grande partie du travail fourni de chaque côté sera à jeter et un projet commun doit être mis en œuvre qui devra fédérer Dev et Prod. Que de temps perdu, et bon courage à celui qui devra concilier les deux entités 
Hors ligne
Sur le constat, vous avez bien expliqué la problématique que l'on rencontre trop souvent dans les grands groupes.
Et je reviens au management, qui ne doit pas traiter le problème au final mais bien en amont.
Pour que ces démarches fonctionnent, qui plus est lorqu'on en applique plusieurs il faut impérativement:
- Ne pas mettre ses démarches en place sous le joug des responsables métiers (dev/prod).
Le groupe de pilotage doit dépendre de la direction et non de la DSI ou DOSI et ne rendre compte qu'a cette même direction.
Dans ce cas de figure on évite les écueils cités.
Ce ne doit pas être les responsables dev ou prod IT qui décident d'améliorer leur processus mais bien dans le cadre d'un plan de gouvernance SI sponsorisé par la direction.
Mais bon, ça c'est le monde parfait me direz vous... pourtant dans les démarches d'amélioration continue/supply chain/kanban/six sigma ou autre que l'on retrouve en production, c'est de cette manière que les entreprises agissent (pour l'entreprise dans laquelle je me trouve et la précedente) et ça fonctionne.
Pourquoi tout ce qui touche à l'IT est il toujours à la traine?
C'est, à mon avis et j'en reviens toujours à ça, un problème de management, surement dû à un problème de formation trop axée technique.
Le domaine de la production (fabrication) a depuis longtemps intégré ces problématiques, en IT on en est encore à l'age de pierre.
Mais c'est en train de changer, ayant terminé l'an dernier un master suite à une reprise d'étude, j'ai pu voir qu'une partie non négligeable des formations IT tournait autour de l'organisationnel dont la gouvernance, le management, la conduite du changement et la gestion.
Mais de retour dans le monde professionnel, je remarque que les habitudes ont la vie dure et que le prèche (car on en est à ce niveau malheureusement) doit être presque quotidien tout simplement parce que la plupart de l'encadrement à été formé il y a 10 à 20 ans sans réélle formation depuis remettant en cause leurs méthodes de travail.
Dernière modification par machintruc (30-04-2009 12:03:02)
Hors ligne